VENT ET RELIEF

VENT ET RELIEF
Les coureurs locaux sont souvent avantagés lors des régates qui se déroulent sur leur plan d'eau. Ils connaissent, pour un régime de vent donné, les "trous de vent" à éviter ou les risées qui permettent de gagner la régate. Mais le navigateur-observateur, c'est-à-dire averti fera aussi bien que les "locaux".



Le vent a une origine qui peut être synoptique (vent généré par les hautes et les basses pressions) ou thermique. Le vent peut ensuite subir des modifications en force ou en direction dues, par exemple, au relief. C'est ce que l'on appelle souvent les effets locaux.

Il est impossible de répertorier tous les effets locaux. Cependant, beaucoup sont connus et possèdent des caractéristiques reproductibles sur un grand sombre de sites. Faut-il encore les comprendre pour les exploiter au mieux.

Les falaises

Le vent peut être accéléré ou bien ralenti à proximité d'une falaise, suivant l'angle qu'il fait avec celle-ci.

Vent soufflant du large perpendiculairement à une falaise.

Le vent doit franchir la falaise d'une façon ou d'une autre. Il se forme alors une sorte de "matelas d'air" au vent de la falaise au-dessus duquel le vent passe. Si la transition entre le vent régulier du large et le vent perturbé proche de la falaise est parfois assez brutale, elle est généralement progressive : le vent faiblit et devient irrégulier en se rapprochant de la falaise

C'était le cas en 1986 durant l'étape du Tour de France à la voile, au vent des falaises normandes de la région d'Etretat. La flotte longeait les falaises sous génois au bon plein avec un vent 12/13 noeuds. Après quelques minutes, il est vite apparu que les bateaux les plus au large avaient gagné quelques longueurs sur ceux qui avaient choisi une route certes plus directe, mais aussi plus proche des falaises. A priori faible, la différence se faisait rapidement sentir. Les voiliers plus proches de la falaise tombaient dans des trous de vent alors que les bateaux les plus au large bénéficiaient d'un vent mieux établi. Il était donc nettement plus intéressant de suivre une route plus au large.

Ce type de phénomène peut également se produire au vent d'îles hautes. Plus la pente est abrupte, plus il est marqué.

Il importe donc de se méfier systématiquement des effets pernicieux des reliefs élevés lorsque l'on navigue au vent de ceux-ci. Quand les bateaux qui sont plus au large vont légèrement plus vite, il n'y a aucune hésitation à avoir : il faut lofer pour se recaler au plus large.



[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 12:46

LES PENONS suite

LES PENONS suite
Les bulles de séparation.

On compare souvent la voile à une aile d'avion. La voile possède pourtant une caractéristique aérodynamique qui rend cette comparaison hâtive ou imprécise. Sur le bord d'attaque d'une voile, le flux d'air se sépare toujours de la voile d'un côté ou de l'autre en créant ainsi une bulle de séparation. Le bord d'attaque épais et arrondi d'une aile ou de la quille d'un bateau, élimine cette séparation ce qui améliore l'efficacité du foil considérablement.

Si le flux d'air attaque la voile avec un angle trop fermé, il se sépare de la voile et forme une bulle d'air. La bulle ressemble à un tourbillon où l'air tourne au même endroit. Plus la voile est bordée, et plus la bulle est allongée. Le flux d'air recolle à la voile derrière cette séparation. Selon la taille de la bulle et la position des penons du bord d'attaque, ceux ci seront laminaires, ou se tortichonnent bizarrement ou dans le pire des cas sont laminaires vers l'avant à contre vent. Si l'on remonte trop, la bulle se forme sur le côté au vent de la voile. Cette bulle au vent n'est pas aussi néfaste que la bulle sous le vent ; Dans le vent fort, il y a toujours une bulle d'une certaine taille sous le vent de la voile.

Le bord d'attaque de la voile a presque toujours une bulle de séparation sur un coté ou sur l'autre, voilà pourquoi les penons d'attaque ne doivent pas être installés trop près du bord d'attaque. Quand la voile est correctement bordée, et que le bateau suit le cap idéal, les penons des deux côtés sont laminaires. La bulle de séparation du bord d'attaque est très petite et change de côté en alternance. Indépendamment de la bulle du bord d'attaque, le flux d'air peut se détacher de la voile juste avant la chute de la voile sous le vent. La turbulence ainsi formée fait que le penon de chute disparaît derrière la voile. Pour plus de clarté, la taille des bulles est exagérée sur le croquis.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 12:09

LES PENONS suite

LES PENONS suite
Si les penons sous le vent tombent ou flottent vers l'avant, vous ne remontez pas assez. Pointez alors plus ou bien choquez le foc.

Si les penons au vent montent vers le haut, mais que le bateau ne gite pas beaucoup, vous remontez trop. Sur le bon cap, les penons monteront vers le haut toutes les 3 ou 4 secondes.

Les penons rendent la conduite du bateau et le réglages des voiles bien plus faciles. Cependant, l'on ne doit pas être obnubilé par eux : Si la coupe de votre foc est trop plate, la meilleure vitesse est obtenue en barrant le bateau au près pas trop serré et avec les penons sous le vent en partie déventé. Vous pouvez dans ce cas donner du creux au foc en mollissant l'étai qui va se courber sous l'effet du vent dans le foc. D'un autre côté, si le foc est trop creux (c'est ce qui se produit sur toute voile à un certain point quand le vent force), Vous devriez barrer le bateau de façon que les penons au vent montent vers le haut. Dans le vent fort, il ne faut pas s'occuper des penons et plutôt barrer le bateau selon la gîte et les conditions de la mer.


Sur les bords de la voile...

Lorsque le vent s'écoule le long de la voile, sa vitesse décroît du fait de la friction sur le tissu. Ces couches d'air peuvent atteindre jusqu'à 5 cm d'épaisseur au milieu de la surface au vent and dans la chute sur le côté sous le vent. Lorsque la vitesse du flux de l'air décroît jusqu'à un certain point, les couches d'air se séparent de la voile. Les penons renseignent sur le comportement des couches d'air à différents moments et sur différentes parties de la voile. La séparation des couches d'air se traduit par une perte de puissance et doit être évitée à tout prix. C'est pourquoi les penons sont si importants et utiles, et c'est aussi pourquoi l'on règle les voiles de façon que les penons soient bien laminaires.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 11:50

Modifié le mercredi 28 novembre 2007 12:24

LES PENONS suite

LES PENONS suite
Au largue...

Les penons sont utilisés pour régler la voile. Le barreur barre au compas ou vers un point fixe et c'est à l'équipage de régler sans arrêt les voiles pour que les penons soient linéaires. Au largue, les penons du haut du foc sont un bon indicateur pour trouver le bon vrillage de la voile qui, sans cette aide, est très difficile à déterminer, surtout avec certains focs.

Si le penon au vent se dévente, déplacez le point de tire du foc vers l'avant. Attention, il faut vous rappelez que les penons ne servent que dans des conditions de vent léger ou médium. Dans la brise, la gîte devient le principal indicateur et l'excès de puissance doit être évacué par le vrillage de la voile. Le réglage du foc au largue est toujours un compromis entre le haut et le bas de la voile. C'est parfois un bon truc de déplacer le point de tire du foc à l'extérieur et à l'extrémité avant du rail de façon que le penon supérieur au vent soit laminaire. En principe, il est extrêmement difficile que les deux penons du haut et du bas soient bons ensembles.


Les penons du haut indiquent aussi la quantité de flexion de l'étai. Si le penon au vent tremble tout le temps, c'est peut être parce que le haut du foc est trop creux ; essayez de raidir l'étai. Ne vous préoccupez pas des penons de chute lorsque vous recherchez la bonne position du point de tire du foc - l'information que vous allez en retirer pourrait bien être plus dommageable que bénéfique.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 11:45

LES PENONS suite

LES PENONS suite
Où coller les penons sur le triangle avant ?

On installe les penons au quart supérieur et à la moitié de la longueur de la chute du foc. Sur nos 505, on installe deux paires de penons de guindant à environ 20 cm en retrait du bord d'attaque et environ à 70 cm du pont. Il ne faut pas fixer les penons au vent et sous le vent à la même hauteur mais décalés de 3 cm environ celui tribord étant placé plus haut. Car lorsque l'on navigue à contre jour il serait difficile de distinguer les penons au vent et sous le vent. Si vous avez oublié quel est le penon le plus haut, regardez la grand voile car la règle est la même pour le jeu de voiles.

Il est bon d'avoir deux jeux de penons de guindant. L'un doit être installé un peu plus haut et un peu plus près du bord d'attaque. Les penons plus éloignés du guindant sont moins sensibles et vous devrez lez utiliser dans la mer difficile et par vent fort. Les penons plus près du guindant sont plus sensibles et doivent être utilisés dans l'eau plate et vent léger.

Les penons s'accrochent facilement - évitez donc de les installer trop près des coutures de laizes. Si la paire de penons du bas n'est pas visible ou s'il est accroché, utilisez la paire de penons du dessus.

La paire de penons du haut doit être installée plus près du guindant que la paire de penons du bas. Cette paire est principalement utilisée pour déterminer le bon vrillage de la voile au largue.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 11:42